Retour au blog

14/05/2020 · 6 min de lecture

La thérapie basée sur la pleine conscience

La thérapie basée sur la pleine conscience

Qu'est-ce que la pleine conscience ?

La pleine conscience est issue du bouddhisme, il y a environ 2 500 ans. Les moines bouddhistes passaient la majeure partie de leur temps à méditer, à absorber leur environnement et les comportements des gens autour d'eux avec une « distance mentale », sans jugement.

Cela les a menés à réaliser qu'il est important pour chacun·e de choisir ses propres batailles. Le raisonnement central derrière cela est qu'il y a des choses que nous pouvons changer et influencer, et d'autres qui sont « hors de notre contrôle ».

C'est pourquoi la compétence du « lâcher-prise » est si importante, non seulement pour notre paix intérieure mais aussi pour un meilleur ajustement à l'environnement changeant (parce que oui, tout change, tout le temps).

Cette notion a été adoptée par la psychologie moderne dans le cadre de la théorie cognitivo-comportementale, qui repose sur la philosophie que nos pensées, émotions et comportements sont « interconnectés », et qu'ensemble ils créent un certain schéma. Une fois le schéma décomposé, on peut obtenir une vraie compréhension et comprendre qu'il y a de la place pour un « changement ».

Ainsi, la pleine conscience s'avère être une excellente technique et un excellent outil pour développer l'introspection et commencer le chemin vers la conscience de soi par la reconnaissance et la déconstruction des schémas.

Les 3 principes de la pleine conscience

Le concept de pleine conscience repose sur trois piliers :

  1. La concentration nous donne la chance d'être dans l'ici et maintenant, quelle que soit la tâche devant nous. Ainsi, on peut fonctionnellement laisser de côté le reste et ne garder que ce qui nous sert le mieux. Si c'est trop difficile pour toi en ce moment à cause de l'anxiété, tu peux lire cet article ou contacter Yaelle pour une séance individuelle ici.
  2. L'attitude non-jugeante fait référence au fait qu'en étiquetant notre expérience, on s'empêche automatiquement d'avoir une réaction authentique. Quand on réagit selon des étiquettes, on se prive de la chance de voir la situation dans son ensemble et de faire les choses de façon plus polyvalente.
  3. L'acceptation et l'auto-acceptation, aussi considérées comme le cœur de nombreux problèmes de santé mentale. Très souvent nous participons à des situations dans lesquelles nous ignorons nos sentiments et nos attitudes afin d'être accepté·es. Parfois, la suppression devient notre mode de fonctionnement normal, ce qui crée simplement un ensemble de problèmes qui ne sont pas traités.

Comment la pleine conscience peut-elle t'aider ?

Comme on l'a dit, il existe ce qu'on appelle la thérapie basée sur la pleine conscience, où un·e expert·e peut t'aider avec tes obstacles actuels et travailler avec toi pour que tu sois sur la bonne voie du changement. Mais tu peux aussi apprendre par toi-même à comprendre les principes et comment les appliquer.

D'abord, tu dois apprendre à « écouter » et « comprendre » tes besoins. Découvre qui tu es et quelles sont tes priorités. C'est le point de départ. Il est extrêmement important de comprendre, d'accepter et de vivre selon tes valeurs fondamentales personnelles. Être « conscient·e » que le changement ne peut commencer qu'une fois qu'on est en phase avec nos propres besoins et sentiments.

Être présent·e nous donne la compréhension que tout au long de nos vies on nous a appris comment on devrait ressentir et penser pour être accepté·es. Ce que je veux dire par là, c'est qu'on a développé des schémas de comportement qui, à l'époque, nous ont bien servi, mais la plupart de ces schémas ont été construits sur l'approbation ou la désapprobation de notre environnement, et non sur une décision personnelle « consciente ».

On parle ici de comportements qui étaient très utiles et nécessaires à un certain moment de notre vie, mais qui aujourd'hui créent des obstacles dans notre quotidien et ne nous permettent pas de « devenir » qui nous souhaitons devenir.

Par exemple, on évite d'accepter les problèmes de santé mentale parce qu'en grandissant on nous a appris à les considérer comme une faiblesse, et aujourd'hui, on ne peut même plus accepter nos propres sentiments parce qu'on a peur d'être jugé·es ou qu'on se perçoit comme faible ou incapable. Cela mène à des expériences comme la dépression, l'anxiété ou les troubles alimentaires etc. qui sont ignorées et refoulées, et donc, non traitées comme elles devraient l'être.

Pour sortir de cette boucle dans laquelle nous sommes depuis si longtemps, nous devons d'abord « reconnaître » et « accepter » le besoin de changer.

L'idée que les expériences de maladie mentale sont des faiblesses n'est pas appropriée quand on veut prendre soin de ses sentiments, de ses émotions et de sa santé générale. Généraliser et normaliser le problème est bien trop courant, non seulement de la part de la société dans laquelle nous vivons ou des gens autour de nous, mais aussi de notre propre part.

Combien de fois t'es-tu dit que tu n'avais pas le temps ou les ressources pour gérer la situation, mais que tu t'en occuperais plus tard ?

Ou peut-être le classique « ce n'est rien, tout le monde traverse ça un jour ou l'autre » ou « qui suis-je pour me plaindre, certaines personnes vivent bien pire ». Tous ces « dialogues internes » sont des « blocages mentaux » qui ne te permettent pas de vraiment franchir un pas et d'agir pour ta santé.

Finalement, tu continueras à vivre ainsi indéfiniment, même si au fond tu ressens la pression de tout cela, et tu sais que tu « devrais » faire quelque chose à ce sujet.

Vivre ainsi trop longtemps mènera très probablement à un « épuisement » ou amplifiera simplement les problèmes réels, une thérapie sera alors nécessaire, et pour plus longtemps (pas seulement la thérapie basée sur la pleine conscience mais tout type qui te convient le mieux). Si, en revanche, c'est traité à temps, cela devient seulement un problème mineur, ou du moins, un problème « plus facile » à gérer.

Pour revenir à notre exemple, si tu te dis plutôt : « oui il y a pire dans le monde, mais ça compte vraiment pour moi » ou « être fort·e, c'est connaître ses faiblesses, il est temps de s'en occuper », « c'est normal de se sentir faible aujourd'hui, ça me dit qu'il y a quelque chose sur lequel travailler »… les chances que tu prennes soin de ta santé et que tu ne le reportes pas jusqu'à ce que ça te fasse mal, à toi ou à tes proches, seraient bien plus élevées.

L'auto-acceptation est un processus.

La partie la plus importante est de te donner « du temps » et « de l'espace ». Cela demande de la patience (et beaucoup) car nous changeons tout le temps, et nos besoins changent avec nous. Et ce n'est ni bon ni mauvais.

La vie est un processus.

Garder à l'esprit que tu es parfait·e tel·le que tu es et qu'il n'y a pas besoin d'être ou de te comporter comme les autres le souhaiteraient, te permettra d'agir sur ce que tu souhaites changer, car cela te permet de lâcher le jugement. Commence à te comparer seulement à toi-même et à personne d'autre.

Commence le changement aujourd'hui !

Il est temps de te « libérer ». « Ressens » le moment. Deviens « conscient·e » de tes émotions. « Remarque » quand quelque chose te fait mal ou t'apporte de la joie, quoi que ce soit. « Sache » que tu es suffisant·e et commence la croissance qui compte pour toi !

Et si tu es intéressé·e par la thérapie basée sur la pleine conscience, n'hésite pas à contacter notre experte ici.

Avec amour,
Sofija Borojevic & Yaelle Halberstam