15/03/2020 · 2 min de lecture
Ne laissez pas le confinement lié au COVID-19 affecter votre santé mentale !

Parlons de l'éléphant dans la pièce : le confinement à domicile lié à l'épidémie de coronavirus.
Ce texte s'adresse à toi, la personne coincée chez elle, avec ou sans colocataires, pour au moins les 2 prochaines semaines.
Que peux-tu faire pour prendre soin de ta santé mentale et ne pas te laisser envahir par le stress, la panique, la frustration, la colère et tous ces sentiments mêlés apportés par le COVID-19 ?
Tout d'abord… accepte que tu ne peux pas tout contrôler.
Parfois, il faut un événement aussi énorme qu'une pandémie pour nous rappeler que nous ne sommes que des humains, et que la nature est bien plus forte que nous. Assieds-toi tranquillement et respire ! Accepte ce qui est et ce qui n'est pas.
Oui, les choses que tu attendais, pour lesquelles tu as travaillé, que tu espérais, sont annulées les unes après les autres, oui, mais tu n'y peux rien. C'est ainsi !
Oui, c'est dur de rester enfermé toute la journée quand il y a un si beau soleil dehors, quand tu veux voir tes amis, ta famille, tes proches. Oui, c'est frustrant de ne pas pouvoir bouger comme tu en as l'habitude, mais c'est ainsi, et tu n'y peux rien.
Lâche prise et regarde à l'intérieur de toi.
Comment te sens-tu ? Qu'est-ce que tout cela déclenche en toi ?
Te sens-tu submergé·e, inquiet·ète, impuissant·e, nerveux·se, exposé·e ? Ou est-ce plutôt un sentiment de frustration, l'impression de perdre le contrôle, es-tu agacé·e, furieux·se, révolté·e ? Peut-être est-ce plutôt un sentiment de vide. Te sens-tu seul·e, isolé·e, vulnérable, sans pouvoir, déçu·e ?
Quel que soit le sentiment, laisse-le venir et observe-le. Demande-toi pourquoi tu te sens ainsi, sans jugement, sans attentes.
C'est le meilleur moment pour travailler sur tes émotions, tu as le temps maintenant, non ? Ces sentiments sont-ils liés uniquement à la situation du virus ? Peut-être qu'il y a autre chose et que la situation n'est qu'une goutte de plus dans un verre déjà plein ? Ou est-ce une goutte dans un verre déjà trop vide, et cela fait mal de réaliser que nous n'avons rien pour le remplir momentanément ?
Parfois, être seul·e avec soi-même est la pire des choses et pourtant, la meilleure expérience qu'on puisse vivre.
Il y a tellement de choses en nous que nous recouvrons avec les autres, le travail, des activités superflues, uniquement pour éviter de creuser en profondeur.
C'est un moment que le monde nous offre pour travailler sur nous-mêmes, pour apprendre à passer du temps avec nous-mêmes : pour arrêter de fuir.
« Ton voyage extérieur peut contenir un million de pas ; ton voyage intérieur n'en a qu'un seul » (Eckhart Tolle, Le pouvoir du moment présent).
Utilise ce temps !
Avec amour,
Yaelle Halberstam
